La Belgique préside pour la première fois la réunion ministérielle de l'Alliance du nucléaire

imple observatrice de l’Alliance du nucléaire jusqu’en février 2025, la Belgique en est aujourd’hui membre à part entière et en préside, pour la première fois, une réunion ministérielle. Un signe de son retour parmi les pays qui comptent en matière de nucléaire en Europe. 

Ce jeudi, en marge du Conseil des ministres européens de l’Energie à Luxembourg, la Belgique préside pour la première fois une réunion ministérielle de l’Alliance du nucléaire.  

La Belgique, élément moteur de la relance du nucléaire en Europe  

Lancée en février 2023 à l’initiative de la France, l’Alliance du nucléaire rassemble, de manière informelle, des ministres de l’Union européenne qui défendent le rôle de l’énergie nucléaire dans la décarbonation et demandent sa pleine reconnaissance dans les politiques énergétiques européennes. 

Jusqu’en février 2025, la Belgique y participait en tant qu’observatrice. Sous l’impulsion du Ministre fédéral de l’Energie, Mathieu Bihet, notre pays a rejoint l’Alliance en tant que membre à part entière, en cohérence avec le choix du gouvernement de faire du nucléaire un pilier de sa politique énergétique. 

« La Belgique a fait le choix de remettre le nucléaire au cœur de sa politique énergétique. Nous défendons cette même ambition au niveau européen : le nucléaire doit être pleinement reconnu pour sa contribution à la sécurité d’approvisionnement, à la décarbonation et à la compétitivité de notre industrie. La Belgique entend prendre toute sa place dans ces discussions », souligne Mathieu Bihet. 

Le futur cadre énergétique européen au cœur des discussions 

La réunion a rassemblé des ministres et représentants de haut niveau de 17 Etats membres ou observateurs1 ainsi que la Commission Européenne. Les discussions ont notamment porté sur la place du nucléaire dans le futur cadre énergétique de l’Union après 2030, que la Commission doit proposer dans les prochains mois.  

1 Belgique, Bulgarie, Croatie, Estonie, Finlande, France, Grèce (observateur), Hongrie, Italie, Lettonie
(observateur), Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède.

 

Les membres de l’Alliance défendent une approche technologiquement neutre, mobilisant toutes les énergies décarbonées, tant les énergies renouvelables que le nucléaire, pour renforcer la sécurité d’approvisionnement, garantir une énergie compétitive et soutenir l’industrie européenne.  

Ils insistent également sur la sécurité d’approvisionnement en radioisotopes médicaux, un dossier que la Belgique a porté avec plusieurs Etats membres en juin dernier.  

« Hier, la Belgique observait l’Alliance du nucléaire. Aujourd’hui, elle en préside une réunion. C’est la preuve que notre pays a tourné la page de décennies d’hésitations et qu’il pèse à nouveau dans le débat européen », ajoute le Ministre de l’Energie.  

Un Conseil chargé pour la Belgique 

Le Ministre participe également au Conseil formel, dont l’ordre du jour comprend notamment la crise géopolitique, le cadre post-2030, ainsi que les propositions sur les tarifs de réseau et la fiscalité de l’énergie.